Chère cousine,
Tu pars demain, wow !
Si je me souviens bien, tu vas en Italie.
Oui, mais j’arrive à Londres.
Ah ? Je ne comprends pas, Londres, ce n’est pas en Italie…
(Je joue l’innocent pour la faire parler.)

Chère cousine,
Tu pars demain, wow !
Si je me souviens bien, tu vas en Italie.
Oui, mais j’arrive à Londres.
Ah ? Je ne comprends pas, Londres, ce n’est pas en Italie…
(Je joue l’innocent pour la faire parler.)
« Bien sûr, je déplore toute cette incompréhension entre les peuples. J’essaie de montrer dans quelques chansons que je ne vis pas sur un nuage, que je ressens aussi toute la barbarie qui sévit encore sur la Terre. On a en même temps un pied sur une étoile, et l’autre, dans un bain de sang.«
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Récemment, j’ai fait un très long voyage, pas le genre tout organisé. Non, c’était sur un coup de tête parce que j’avais besoin de changement. Mais ça a été plutôt une dérive entre Haïti et la République Dominicaine, ensuite les Amériques en passant par le Brésil, la Colombie, le Mexique, et d’autres régions innommables, jusqu’au fameux chemin Roxham. Le Darién, prononcez Dariennn à la mode espagnole, c’est là que j’ai pensé mourir avant terme. Pour 300 dollars, en américains on s’entend, on nous avait promis de nous guider vers des cieux plus cléments, parce qu’ici c’était le monde des monstres de la jungle, les serpents, les moustiques, les ravins. « La soif à en lécher les feuilles. Une femme est tombée. Une racine. On a continué sans elle. On était 43 au départ. Certains y ont laissé un frère malade à en crever, un compagnon de route devenu trop lent, un enfant trop lourd à porter… Cette autre femme qui a enterré son bébé naissant en creusant la terre avec ses mains, et elle a continué. » On ne traverse pas le Darién. Le Darién nous traverse. Continuer, c’était ça ou mourir.
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Samedi 21 mars, équinoxe de printemps pour les scientifiques, Jour de la Terre pour les amoureux de la nature : le moment où tout revient à la vie… sauf au Québec, où il faudra attendre le jour J, le 1er avril — en espérant que ce ne sera pas un poisson d’avril, comme dans la culture populaire.
Mais Tristan est mourant. Il a été ramené dans son château en Bretagne. Il gît sur son lit, blessé à l’abdomen par un coup d’épée à la suite d’un duel. Son âme est encore vive pendant que son corps saigne. Son esprit flotte au-dessus de lui, apparaissant en gros plan, en direct, sur grand écran. Dans la salle, tout est silence; seule la musique de Richard Wagner traverse les murs du cinéma.
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Nous sommes le dimanche 15 février : coup de chance, c’est la première médaille d’or pour le Canada. Notre compatriote Mikaël Kingsbury est le premier à faire résonner le Ô Canada dans les magnifiques montagnes des Dolomites, et partout sur la planète grâce aux réseaux de télé et à Internet. Sa 5e médaille : une médaille à chacun des cinq Jeux olympiques auxquels il a participé. Deux fois l’or et trois fois l’argent.
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J’ai voulu voir Miami et on a vu Moscou.
Miami la riche, Miami le soleil, et Moscou la pauvre, la bohème, et le froid qui te gèle les seins, mais j’avais 20 ans et pas de seins. J’ai voulu voir Paris et on a vu le Pérou, Paris la lumière, Paris la romantique, et Cusco noyée dans les nuages, héritière d’un passé millénaire, bien sûr l’élégance se trouve partout, pas seulement à Paris, mais moi je n’étais rien, je vous ai suivi. Entre le confort de ma belle maison climatisée et la misère des longues marches en montagne, j’ai choisi l’aventure, l’oubli de ma vie d’avant, et le secret de la vie sur Saturne. Je voulais aller à San Francisco, je t’avais juré, sous aucun prétexte je n’irai au Japon, les nuits sur les tatamis à Tokyo, les auvents de métal fermés qui claquent parce que c’est la saison des typhons, ou dormir entre deux hommes qui ronflent de tous leurs poumons à Sendai dans un ryokan parce qu’il y a seulement deux chambres, une pour les hommes et une pour les femmes. Et les autres alors, je ne sais pas.
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*Image: https://science.nasa.gov/mission/voyager/where-are-voyager-1-and-voyager-2-now/
Les humains ont vécu sur leur planète pendant des centaines de milliers d’années sans savoir vraiment où ils se situaient dans l’univers qui les entoure. Les mers représentaient un obstacle infranchissable, le ciel demeurait incompréhensible à l’intelligence humaine.
Il faut parfois s’arrêter, au cours de notre courte vie, pour apprécier l’époque dans laquelle nous vivons.
Il pleut ce matin, il mouillasse. Faut pas être surpris, on est quand même en octobre. Qui veut sortir prendre l’air, juste marcher ? J’ai fouiné dans le Larousse. Mouillasser: « Mot encore employé au Québec et dans certaines régions de la Bretagne. » Monsieur Larousse me dit que mouillasser signifie bruiner. Ah bon! … Il bruine, c’est moins déprimant quand-même que « Il mouillasse ». Allons faire le tour du parc pour voir si les dernières fleurs de la saison sentent bon. Lavande, hortensias, cannas, spirée, dahlias, asters, anémones, chrysanthèmes, et une dernière rose dans un rosier rustique, toute fraîche ce matin et qui dort encore sous la bruine.
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*photo de Montréal par Denis Bélair
C’était en l’an 2000, une année qui restera à jamais gravée dans nos mémoires. À l’époque, nous étions de jeunes retraités pleins d’énergie et d’enthousiasme, déterminés à ne pas passer notre temps à la maison sur le balcon, au chalet au lac à la Tortue, ou au camping Ste-Agathe. Nous avions des rêves pleins la tête et étions résolus à les réaliser.
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C'est le temps des vacances, yeah, yeah
La saison d'aimer
C'est le temps des romances, yeah, yeah
Comme l'été dernier
— Pierre Lalonde
Mais oui, beaucoup de vous et moi dans la Force de l’amitié sont des retraités, retraités du travail qui nous a usé pendant des années, mais pas retraités de la vie, j’espère.
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